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Château Franc Patarabet, vignoble Saint-Emilion Grand Cru

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C’est au milieu du 19ème siècle, en 1845 que Michel Barraud commença à créer le vignoble de Franc Patarabet. Il transmit son amour pour la vigne et le vin à son fils Léopold ; ce dernier était en même temps fabricant de charrues, forgeron à Saint-Émilion et viticulteur.

De tempérament très dynamique, il agrandit la superficie de la propriété viticole. Dès 1882, il participe à des concours et des expositions dans toute la France et il obtient de nombreuses médailles de bronze, d’argent et de vermeil. Entre autres, une citation à l’Exposition Universelle de Paris en 1889 ; une médaille d’Or à Pau, une autre à Toulouse en 1891. En 1895, à la IIIème exposition de Bordeaux, il obtient une médaille de Bronze en présentant un vin de 30 ans (millésime 1865) en même temps qu’un autre âgé de 6 ans et un de 2 ans …. Le vin étant élevé à cette époque entre 3 et 4 ans en barrique, il est l’un des pionniers de nos primeurs modernes.

A partir de 1905, son fils Jean-Paul s’implique activement et ils présentent leurs vins en Belgique de Liège à Bruxelles et à Gand. Ils obtiennent des médailles d’Argent. En 1914, le château Franc Patarabet obtient une médaille d’Or à l’Exposition Internationale de Lyon et l’année suivante une autre médaille d’Or à l’exposition Franco-Marocaine de Casablanca. Un bœuf assurait alors le travail de la terre et le transport des barriques entre les divers chais à Saint-Émilion.

Jusqu’à la seconde guerre mondiale, Jean-Paul Barraud en plus du soin du vignoble et de sa commercialisation, était comme son père forgeron et assurait un commerce de vélos, aidé par son épouse. Au décès brutal de Jean-Paul Barraud en 1949, sa fille Paulette Barraud prend en charge le vignoble, l’élevage du vin et la vente à une clientèle privée et au négoce, dans un contexte assez masculin à l’époque.

Paulette Barraud devenue âgée, sa nièce Marie-Pierre Guschlbauer la seconde avec enthousiasme et ardeur. Elle se soucie de la notoriété du Franc Patarabet et le présente à divers guides (guide Hachette, guide Gault et Millau, …). Le Franc Patarabet obtient de nombreuses distinctions, signe de la qualité des vins. Elle développe avec son mari une clientèle privée fidèle.

Son frère cadet Jean-Philippe Faure, à sa retraite s’investit à son tour et est bientôt secondé par ses deux fils Sylvain et Pierre-François. La passion pour la vigne et le vin s’est transmis comme un « passage de témoin » sur 6 générations jusqu’à nos jours. Les chais de la propriété se trouvent aujourd’hui encore, au cœur de la ville de Saint-Émilion au pied de l’ancien magasin du forgeron.